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Ferveur

 

Tendresse de mes beaux jours et de mes nuits,
Enchanteresse d'un amour inassouvie,
Une ivresse qui ma quelque peu trahie,
Ma maladresse aurait pu tout avoir détruit.

Tu as simplement mis un sourire dans ma triste existence,
Mais tu es définitivement un désir qui m'apporte un sens.
Par ta splendeur, tu as su éclairer ma pénombre,
À travers ta candeur, j'ai cessé d'être une ombre.

C'est avec honnêteté que je te dis ceci;
en toute sincérité je t'offre de prendre ma main,
Pour nous évader de ces sombres journées de pluies,
Pour exister à travers des siècles sans lendemains.

Abandonne-toi au plus profond de mes bras,
Je te protégerai de la malice de ce monde immoral.
Pardonne-moi toutes les raisons que je n'y serai pas,
Je défierai quiconque par supplice celui qui te voudra du mal.

Regarde à travers mes yeux, tu y verras mon cœur,
Abreuve-toi à même ma vitalité et ma ferveur,
À jamais, je n'aurais le droit de te faire du tort,
Je t'en conjures, je le dis Ab imo pectore.

Mon respect je te le dois, à toi,
C'est concret, moi, je défierai toutes les lois,
Simplement pour une femme pour qui j'ai de l'admiration,
Allégrement, cette flamme sera sans aucune condition.

 

Alexandre  

 

Souvenir d'un désir

 

Ta robe de lumière
scintille dans mes rêves;

visage de mystère...


D'un coeur utopique
ton existence m'éclaire;
d'un espoir poétique...


Pour qu'un jour, je l'espère,
Tu concrétises mon rêve;
le voeu de mes prières...


...Jusqu'à ce que tu m'achèves.....

 

Quand

   

Quand autour de toi, tu as toujours souhaité un peu d'attention,
Quand, en retour pour toi, tu n'as jamais reçu l'admiration
Le dos courbé, sans raison, sans dévotion.

Quand la frayeur est infinie et toujours et à jamais constante,
Quand la terreur est dans notre vie, omniprésente,
L'être en deuil, seul dans mes lamente.

Quand tu es résolu à avoir froid, je, moi, ne t'oublierai pas,
Quand tu as perdu la foi, en je, en toi et en moi,
Le cœur meurtri, une douleur sans émoi.

Quand sur toute la ligne, affrontant chaque jour la terreur,
Quand tu es indigne, abandonnant le champ d'honneur,
Les mains crispées, seul dans toute ta frayeur,

Quand perpétuellement tu transiges tes convictions,
Quand inlassablement tu corriges tes émotions,
Les yeux baissés, sans passion, sans raison.

Quand volontairement on veut toujours te blesser,
Quand intentionnellement on souhaite t'oublier,
Les sentiments, toujours malmenés, négligés.

Un vent glacial traverse ce qu'il me reste de cœur,
Un océan abyssal chavire tellement j'ai peur.
Un volcan infernal explose ma douleur.

Des souvenirs qui n'auraient jamais dû avoir lieu,
Des sourires qui auraient dû avoir lieu,
Un avenir qui lui n'aura jamais lieu.

Quand rien, n'y derrière, là, n'y devant,
Depuis bien avant-hier, le néant.

Que des regrets, aucun souhait,
Que des secrets, des regrets,

Toute la bonté était définie, mais dans l'oubli,
Toute la beauté était infinie, mais évanouie,

Sans enfance, que des souffrances, douleur sans borne,
Sans aucune chance, que des latences, vergogne,

Personne d'acharné ne souhaitera que tu sois son homme,
Quand tu n'as jamais été, et ne seras jamais un homme,

Lorsque l'on oublie intarissablement que toi aussi tu vis,
lorsque tu sombres définitivement dans l'oubli,

Lorsque que toi ton seul aveux, c'est d'avoir que des regrets,
lorsque toi veux, mais personne d'autre n'a le souhait,

L'instinct de survie ne prend plus le front,
Pars et ne regarde plus jamais à l'horizon.

 

Alexandre, le 25 juin de l'an 2005