Alexandre's profileL'ANCIEN BLOG DE FAUSTPhotosBlogListsMore Tools Help

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    Déception

    Ouai…

     

    Il fallait bien que ca arrive tôt ou tard. Après quelques mois avec une confiance inébranlable, me voilà entrain d'angoisser.

     

    J'aurai motivé tous ceux autour de moi en oubliant de me motiver, j'aurai supporté tous ceux autour de moi en oubliant de me supporter.

     

    C'est dans ces moments qu'on se rend compte que des vrais ami(e)s, c'est égoïstes en sacrament.

     

    Je vais en profiter pour faire encore du ménage, et tant qu'à être parti, je vais arrêter de perdre du temps précieux avec les trop nombreux qui ne font que profiter quand ils en ont besoins.

     

    Je constate que, les gens sur qui j'aurai pu compter sont ceux qui effraient, et ceux qui sont les plus problématiques sont ceux qui se prétendent « normaux » et « simple »

    Au jour le jour...

    Désagréable proverbe

    Au jour le jour, comme je peux détester cette phrase ainsi que tous les proverbes généralistes. Comment peut-on vivre au jour le jour quand la crainte la plus profonde chez l'humain est de faire face à la mort.

    Nous souhaitons tous vivre en nous sentant en paix avec nous même, à la quête d'un bonheur et d'une sérénité que nous ne pouvons définir.

    Par notre éducation, par l'enchaînement logique de nos actions, par l'accumulation de nos expériences relatives, on idéalise un bonheur en semant sur notre route des défis qui sont pour nous la matérialisation du bonheur.

    Vivre au jour le jour voudrait dire de ne plus matérialiser aucun de nos rêves et de nos ambitions? C'est ce que j'ai toujours cru.

    Perception

    L'une des plus grandes questions que je ne cesse de me poser, et dont je n'aurai jamais la réponse est; comment les autres perçoivent ce que moi je perçois.

    Peut-on appliquer une théorie qui prendrait en considération uniquement les paramètres chimiques du cerveau et qui par conséquent, portera une perception quasi identique chez l'humain, à quelques variantes près?

    Cependant, si la conception chimique est la même chez tous les humains, est-ce que le nombre de variables peut-être si immenses pour que la perception de l'autre soit complètement différente?

    Je me dis que la perception chez l'autre doit être très différente de la mienne, et dans l'affirmative, il ne peut me dire de vivre au jour le jour puisque ses réalités sont tout autres.

    Un proverbe inapplicable

    Il y a plusieurs facteurs qui nous empêchent de vivre au jour le jour. Juste la phrase pour moi me fait penser à demain, mais surtout, dans un contexte où un individu est membre d'une société, il se doit de se définir des projets évolutifs.

    Comment peut-on bien dormir lorsqu'on est le moindrement conscient de son environnement? Comment peut-on ne pas penser à demain dans un contexte économique excessivement précaire pour plusieurs.

    Comment ne pas penser à la fin de session qui amène angoisse et stress, au propriétaire qui attend son dû, aux créanciers harcelants et agressant, au surplus d'informations qui nous disent de tout bien faire ce qu'on doit faire.

    Comment ne pas penser à demain quand nos projets sont à terminer dans une seule vie qui finira à une date imprécise.

    Et bien, si la phrase me provoque, sans jamais me poser la question d'appliquer ce proverbe, je crois que les événements de ma vie ont fait en sorte de tout simplement l'appliquer à ma façon.

    Perception applicable

    S'il est vrai que je suis une personne de nature très angoissée, qui cherche à plaire, s'il est vrai que j'ai plusieurs dettes, que mon travail me stress, les transports en commun me stress, ma carrière me stress, la santé de mes éventuels enfants me stress, ma retraite me stress, le prix de la nourriture me stress, le prix des maisons me stress.

    Si la semaine prochaine j'ai une facture à payer dont je n'ai pas l'argent, le mois prochain un contrat de travail qui est énorme, l'an prochain un début de carrière dans un contexte difficile, dans 5 ans, dans 10, dans 15, 20, 50.

    Je le sais. Ça me stresse. Que puis-je faire pour cela? Rien.

    Le jour où je me suis dit que, un créancier aura beau me harceler, il ne pourra jamais porter atteinte à ma vie, mon intégrité physique. Mon employeur pourra me menacer, me mettre à la porte, il ne pourra jamais atteindre ma vie.

    Tout ce qu'il se passera demain ne pourra jamais détruire ce que je suis, et surtout, ne pourra jamais détruire la passion que j'ai de la vie.

    Le moment présent, à la seconde, au millième de seconde, ce moment ne se représentera jamais dans ma vie et c'est un événement unique. Banals, certes, mais unique, et c'est ce qui fait que la vie est magnifique.

    Ne pas penser à vivre, vivre

    Présentement je me sens bien, présentement je fais une activité que j'aime, je discute avec une personne que j'aime. Je n'ai pas terminé ce que je devais effectuer aujourd'hui, mais présentement, c'est à tout ce que je pense.

    JE LE SAIS que demain sera que des défis, la semaine et le mois prochain et je ne les évite pas. Mais ce n'est pas présentement. Ce n'est pas « au jour le jour », c'est « à la seconde présente ».

    En résumé, tous et chacun ont, je crois, leurs réalités de demain qui les angoissent, et tous se répètent « je vis au jour le jour », mais pendant cette période, ils n'ont pas vu le moment présent.

    S'asseoir sur l'herbe et la regarder, regarder les fourmis marcher, la fleur pousser, l'arbre grandir. Pendant 1h, 2, et même 3h. Pas en lisant un livre ou en se faisant bronzer.

    Juste regarder la vie, celle que j'ai et non pas celle que je n'ai pas. La chance unique d'être unique et de percevoir à ma façon cette vie magnifique. Dans 10 minutes, on verra ce qui arrivera. En attendant, je vis et personne ne peut rien faire contre cela.

    Au jour le jour? Pas pour moi… Le moment présent? Définitivement


    Faust

    Solitude

    Seul avec soi

    Vivre avec soi-même est selon moi et selon plusieurs, le plus grand défi ne notre vie. Malgré le fait que l'on soit entourés, la solitude sera toujours et à chaque instant présente. Seul avec ses pensées, seul avec ses désirs, seul dans ses rêves.

    Dans notre cheminement individuel, ainsi qu'à divers moments de notre vie, nous serons entourés de nos parents, de nos ami(e)s, de ceux qui partagent notre vie, de nos enfants.

    Cependant, tout l'amour que l'on pourra donner et recevoir ne pourra jamais vaincre cette solitude de vivre avec nous-mêmes. De vivre avec SA solitude. Seul dans nos décisions, nos perceptions, nos désirs, nos rêves et nos ambitions.

    Seul avec nous même à poser la question à nous même et d'y répondre par nous-mêmes. Cette solitude, allié à la conscience, sera présente pour toute notre vie et ce, à chaque instant, aussi minime soit' il.

    Par contre, ce fait de vivre avec nous-mêmes n'est pas toujours oppressant et n'apporte pas toujours un sentiment de désarroi.

    On arrive en fait à combler cette solitude personnelle par le fait que nous sommes les seuls à dominer nos pensées et nos décisions et par le fait même, cela nous apportera la satisfaction de maîtriser notre vie.

    On aura rarement l'occasion de vraiment réaliser cette solitude individuelle, sauf, lorsqu'on qu'on se retrouve réellement seul. Lorsqu'on vient à devenir seul avec soi-même, et seul devant les autres, l'équilibre se perd en très peu de temps.

    Effectivement, certaines personnes la supportent mieux que d'autres, mais, tous recherchent de l'attention, de l'admiration, de l'affection, de la tendresse. C'est vital et fondamental et c'est l'unique façon de se prouver qu'on est quelqu'un.

    Pour équilibrer le fait que, malgré notre solitude individuelle, on n'est pas seul, qu'en plus d'être un individu, on est un individu qui s'épanouit, on est individu qui EXISTE!

    Seul avec soi sans les autres

    Ce qui devient malsain en étant seul, vraiment seul, c'est qu'on ne vit qu'à travers nos pensées personnelles et par conséquent, il s'installe une limite mal définie ou on ne peut plus se répondre par nous même.

    On vient à répondre à toutes nos questions selon notre perception individuelle pour ensuite recommencer ce processus. S'en suit le doute, le doute de ses réponses, et aussi de ses questions.

    La perception devient altérée par trop de doutes, doute de toi, des autres, de tout. Douter à en venir à l'ultime question : qui suis-je pour moi, et qui suis-je pour les autres? La réponse sera inévitablement : je suis rien, je suis seul au monde et je n'existe plus, ni en tant qu'individu, ni en tant qu'être humain.

    Combien d'individu et d'être humain, chaque jour, pleure en silence cette solitude, souvent incomprise. Ce sentiment de rejet, d'abandon, d'incompréhension.

    Qui viennent à douter d'eux même au point de ne plus s'aimer, de ne plus se sentir d'aucune utilité, et de voir à travers tous les regards, du mépris, du jugement, et de l'indifférence.

    D'une vision concrète, on verra ces individus s'autodétruire par la drogue, l'alcool, l'abus. D'un point de vue plus abstrait, on verra ces gens avec un profond mal de vivre, qui seront à tous jamais méfiant, angoissé et définitivement affecté.

    À tous les gens seuls, je vous lève la main, et je vous salue.


    Faust